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Bigfoot et ses amis - Trapper

 

Je dois vous l'avouer, Trapper est mon chouchou. Créer ce rectangle de poils gauche et obstiné releva plus du plaisir que du défi.

Vu la quantité d'annimaux présents dans le film « The Son of Bigfoot », je filai voir la production pour leur proposer de financer une expédition au zoo.

Ce qui fut fait. Je débarquai donc, un mardi de novembre, au « dierentuin van Antwerp ». Les 3 degrés Celcius de ce matin brumeux d'automne bleuissaient mes doigts au bout desquels mon crayon tremblottait. Les bestiolles se recroquevillaient dans le coin de leurs enclos, pour les vaillantes qui avaient bravé le dehors du museau. Pas d'écureuils, encore moins de piverts... Ah ! Un ours ? Zut. Planqué en boule derrière son petit rocher.

Mais à mon arrivée à l'enclos des raton-laveurs...

Les pelluches masquées du grand Nord Américain se moquaient bien des trois degrés flamands.  Ca cavallait de branches en branches, s'ammassant à mes pieds, curieux de voir un étourdis sans poils braver le brouillard de l'automne. Seul touriste du parc, je restai là, à croquer mes nouveaux amis, soufflant sur mes phallanges pour les maintenir mobiles. Grossis par leurs poils d'hivers, ces bibundums bien nourris grâce à leur captivité m'offraient le prototype parfait pour fabriquer notre Trappeur.

Quelque croquis inspirés du célèbre Meeko (Pocahonas) plus tard, Trapper prenait ses traits. Une grande gueule malicieuse dans une bobine angulaire au popotin rebondi. L'écoute attentive de la voix que Joey Lotsko prêta au personnage m'inspira les mimiques des expression sheets.

Trapper était né, et me fit l'honneur de se présenter en star sur el tout premier trailer du film.

S'il vous arrive un jour de passer par l'encos des raton-laveurs su zoo d'Anvers, tendez l'oreille. L'un d'entre pourrait peut-être vous balancer : « Trees don't talk, you, stupid idiot ! »

 

Trapper dedicace